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Alimentation en eau potable dans la capitale : après l’annonce de restrictions, la Seaal fait marche arrière

Le nouveau programme d’alimentation en eau potable dans la wilaya d’Alger, annoncée par la Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger (SEAAL) lundi, a été reporté. Dans un nouveau communiqué, la SEAAL annonce que « le programme effectif durant le mois de ramadhan est toujours en vigueur ».

En l’espace de moins de deux heures d’intervalle, la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger, a diffusé deux communiqués diamétralement contradictoires. Dans le premier communiqué, Seaal a annoncé le début d’un programme de rationnement de l’eau potable dans toute les communes de la capitale et ce à partir d’aujourd’hui. La même source a annoncé une plage horaire d’alimentation s’étendant de midi à 20 h chaque jour. L’eau sera ainsi coupée pendant seize heures de 20 h jusqu’à midi le lendemain.

La raison évoqué est simple : La baisse de la pluviométrie enregistrée durant les trois dernières années. Cette baisse a «provoqué un déficit dans la quantité d’eau superficielle stockée dans les barrages, engendrant une perte dans le volume de production de 340 000 m3/jour (de 1,2 million de m3/jour à 860 000 m3/j.» Les quantités produites à partir des usines de dessalement de l’eau de mer et celles des forges ne pourraient, à elles seules, suffire à combler le déficit.

Un 2e communiqué est venu prendre la place du premier sans aucune forme d’explication. Dans ce 2e texte, la société algéroise s’est franchement rétropédalée en affirmant que le programme de distribution de l’eau potable appliqué à la capitale depuis le 7 avril reste inchangé.

Cette volte-face ne change rien à une situation de plus en plus chaotique vécue, non seulement de la capitale mais dans tout le pays depuis des mois, voire depuis des années dans certaines régions.

Le ministre des ressources en eau, lui-même, n’a pas écarté le recours à des restrictions, si la situation hydrique de l’Algérie venait à se dégrader du fait d’une pluviométrie de plus en plus rare…

La situation hydrique en Algérie est, depuis, toujours, problématique. Les milliards dépensés durant le règne de Abdelaziz Bouteflika n’ont pas réglé le problème. Il a suffi une mauvaise année pluviométrique pour que le cauchemar vécu dans le pays pendant 50 ans refasse surface.

Abir. N.

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