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Ahmed Attaf en Turquie : raffermissement de l’axe Alger-Ankara

Jamais les relations algéro-turques ne se sont aussi bien portées que ces dernières années avec, à la clé, le renforcement de la coopération bilatérale et l’intensification des visites officielles entre responsables des deux pays.  Aujourd’hui seulement, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger Ahmed Attaf a entamé, en sa qualité d’envoyé spécial du président de la République, une visite de travail en Turquie.

A Ankara, M.Attaf coprésidera, avec son homologue turc, M. Hakan Fidan, les travaux de la deuxième session du Comité conjoint de planification algéro-turc. Une importante à laquelle prendra part une délégation algérienne composée de représentants de douze secteurs ministériels qui suivent la mise en œuvre et la réalisation des différents programmes de coopération bilatérale entre l’Algérie et la Turquie.

Les travaux de cette session porteront sur la préparation du sommet qui réunira prochainement le président de la République à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan en Algérie, à l’occasion de la deuxième session du Conseil de coopération de haut niveau entre les deux pays.

« Ces discussions porteront sur les relations bilatérales avec l’Algérie, ainsi que sur des questions d’ordre régional et international », a confié la diplomatie turque à l’agence turque Anadolu.

Du 15 au 17 mai 2022, le président Tebboune avait effectué une visite d’Etat en Turquie, sur invitation de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Une importante délégation composée de 09 ministres l’avait accompagné. Pas moins de 15 accords avaient été alors signés dans plusieurs secteurs d’activités (énergie, finances, commerce, industrie, etc) entre les deux parties, en présence des présidents Tebboune et Erdogan.  En outre, ces derniers avaient eu des entretiens et s’étaient félicités du niveau des relations entre les deux pays, notamment sur le plan économique. Mieux, ils avaient convenu d’ouvrir le champ des investissements à de nouveaux domaines.

Lors de sa rencontre avec la communauté algérienne vivant en Turquie, le président Tebboune s’était félicité du fait que l’Algérie soit  au premier rang des pays bénéficiaires des investissements turcs. « Les investissements turcs ont atteint plus de 4 milliards de dollars (3,85 milliards d’euros), et les échanges commerciaux entre les deux pays se situent entre 4 et 5 milliards de dollars par an (3,85 à 4,81 milliards d’euros) », a déclaré le chef d’État algérien, avait rapporté le d’information turc Dalily Sabah. Les deux présidents ambitionnent de porter le niveau des investissements turcs en Algérie à 10 milliards de dollars à moyen terme.

En juillet dernier, au sortir d’un périple qui l’a mené du Qatar jusqu’à la lointaine Chine, le président Tebboune s’est rendu à nouveau en Turquie, à la tête d’une importante délégation composée de 15 ministres, et où il a eu des entretiens avec le président turc.

Ces visites de haut niveau témoignent de la densité des relations entre les deux pays et qui, à l’avenir, se renforceront davantage, notamment avec la prochaine visite d’Erdogan en Algérie.

Les Trucs sont intéressés par la perspective de densifier leurs échanges avec l’Algérie, un pays recelant d’énormes potentialités mais aussi d’y consolider son ancrage en Algérie et au Maghreb mais dans le Sahel, le Mali et le Niger.

«La volonté de la Turquie d’étendre sa présence politique, assurer ses intérêts économiques et de sécuriser les marchés africains, qu’il a arrachés aux puissances traditionnelles sur le continent, notamment la France, se croise avec le retour progressif de l’Algérie dans sa profondeur arabe et africaine», résume au site d’informations panarabe Al-Araby Al-Jadeed, Idriss Rebbouh, analyste politique et président de l’Association algérienne internationale, basée à Istanbul.

Tout compte, la relation algéro-turque se porte très bien et elle est bien partie pour prendre une nouvelle dimension, notamment avec la confiance qui règne entre les présidents des deux pays. Faut-il peut-être rappeler le Tayipp Erdogan a été le premier président étranger à se rendre en Algérie au lendemain de l’arrivée de Abdelmadjid Tebboune au palais d’El Mouradia.

Ali Chikhi

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