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Agression sioniste contre Ghaza : une trêve pourrait intervenir avant le Ramadan 

Des représentants du Hamas, du Qatar et des Etats-Unis se retrouvaient hier au Caire pour « entamer un nouveau cycle de négociations » en vue d’une trêve dans la bande de Gaza, selon le média égyptien pro gouvernemental Al-Qahera. Vendredi, le président américain, Joe Biden, avait répété « espérer » une trêve d’ici au ramadan, le mois sacré du jeûne musulman, qui débutera le 10 ou le 11 mars.

Dans la capitale égyptienne, une délégation du Hamas doit donner une « réponse officielle » à une proposition élaborée à la fin de janvier par les pays médiateurs – Qatar, Etats-Unis, Egypte – et les négociateurs israéliens, selon une source proche du mouvement islamiste palestinien.

La proposition inclut, dans une « première phase », une pause de six semaines des combats et la libération de 42 otages détenus à Gaza, en échange de Palestiniens emprisonnés par Israël. Les Israéliens ont « plus ou moins accepté » le plan et « la balle est dans le camp du Hamas », a assuré samedi, un haut responsable américain à Washington. En revanche, aucun responsable sioniste n’a confirmé ces informations.

Du coté palestinien, un haut responsable du Hamas a déclaré hier à l’AFP, sous couvert d’anonymat qu’une trêve dans la bande de Gaza était possible “d’ici 24-48 heures” si Israël acceptait les demandes du mouvement islamiste palestinien.

La même source n’a pas précisé la nature de ces demandes, sauf celle concernant le retour de la population au nord de Ghaza.

Toujours est-il que les médiateurs attendaient, hier au Caire, une délégation du Hamas pour donner une “réponse officielle” à une proposition élaborée fin janvier par les pays médiateurs – Qatar, Etats-Unis, Egypte – et les négociateurs israéliens.

Près de 31 000 martyres et plus de 70000 blessés

En près de cinq mois, l’agression sioniste a fait près de 31.00 martyre et plus de 70 000 blessés, en plus de plusieurs sous les décombres. 

Cette agression barbare a provoqué la destruction de la quasi-totalité de l’enclave palestiniennes et pousser près de 2 millions de Palestiniens à fuir ver le sud sous des conditions inhumaines.

Selon toutes les sources : ONU, différentes organisations humanitaires 2,2 millions des 2,4 millions d’habitants sont menacés d’une famine “quasiment inévitable”. Le ministère de la Santé du Hamas a fait état de 13 enfants morts de “malnutrition et de déshydratation” ces derniers jours.

Le porte-parole du ministère palestinien de la santé, Ashraf Al-Qudra, a déclaré, hier dans un communiqué, que “15 enfants sont morts des suites de malnutrition et de déshydratation à l’hôpital Kamal Adwan”. “Nous craignons pour la vie de six [autres] enfants souffrant de malnutrition et de diarrhée dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital en raison de l’arrêt du générateur électrique et de l’oxygène et de la faiblesse des capacités médicales”, a prévenu le porte-parole. Le 19 février, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a averti que la forte augmentation de la malnutrition chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes dans la bande de Ghaza constituait une “menace sérieuse” pour leur santé et leur vie notamment avec la poursuite de la guerre dévastatrice sioniste dans la bande.

Pas moins de 9 000 femmes sont mortes en martyres depuis le début de la guerre génocidaire sioniste dans la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023, indique ONU Femmes. ONU Femmes estime que 9 000 femmes ont été tuées par les forces sionistes à Ghaza, relevant que ce chiffre est “probablement sous-estimé, car beaucoup plus de femmes seraient mortes sous les décombres”. Pour l’agence onusienne, “chaque jour où la guerre se poursuit à Ghaza, au rythme actuel, 63 femmes en moyenne continueront d’être tuées”. L’on estime que 37 mères sont tuées chaque jour, laissant leurs familles dévastées et leurs enfants avec une protection réduite. Aussi, plus de 4 femmes sur 5 (84%) déclarent que leur famille mange la moitié ou moins de la nourriture qu’elle consommait avant le début de la guerre, les mères et les femmes adultes étant chargées de s’approvisionner en nourriture, mais mangeant en dernier, et moins que tout le monde. La population entière de Ghaza, soit 2,3 millions d’habitants, sera confrontée à des niveaux d’insécurité alimentaire aigus d’ici quelques semaines – le plus élevé jamais enregistré – alors que Ghaza est au bord de la famine, selon la source. Et d’ajouter: Près de 9 femmes sur 10 (87 %) déclarent avoir plus de mal à accéder à la nourriture que les hommes. Certaines femmes ont désormais recours à des mécanismes d’adaptation extrêmes, comme chercher de la nourriture sous les décombres ou dans les bennes à ordures”. “A moins d’un cessez-le-feu humanitaire immédiat, de nombreuses autres personnes mourront dans les jours et semaines à venir. Les massacres, les bombardements et la destruction des infrastructures essentielles à Ghaza doivent cesser. L’aide humanitaire doit entrer et traverser Ghaza immédiatement”, conclut ONU Femmes.

Pas plus tard qu’hier, l’armée sioniste a ouvert le feu contre une foule de Palestiniens récupérant de l’aide humanitaire dans un camion à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Ghaza, rapportent des médias citant des sources médicales. L’attaque a été soldée par la mort de 9 civile. Cette agression était la deuxième au cours des cinq derniers jours contre des Palestiniens déplacés à Ghaza alors qu’ils attendaient une aide humanitaire où 116 Palestiniens sont tombés en martyrs et 760 autres ont été blessés.

Synthèse : Sid Ali

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