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Abdelmadjid Tebboune devant  les représentants au Parlement : la France doit «reconnaître l’extermination et le massacre des Algériens»

 «Vous envoyez un imposteur qui ne connaît pas son identité, ne connaît pas son père et vient dire que la moitié de l’Algérie appartient à un autre État». C’est avec ces mots que le président de la république a évoqué, ce dimanche l’affaire Boualem Sansal, dans son discours sur l’Etat de la Nation devant les représentants du parlement réunis dans une session extraordinaire à Club des pins à l’est de la capitale.

C’est aussi la première fois que l’Algérie officielle a exprimé sa position politique de cette affaire, en attendant le côté juridique. Ainsi, le président Tebboune a démenti les rumeurs qui ont circulé ces derniers jours sur la libération de l’écrivain.

Dans son discours, l’Affaire Sansal n’est pas dissociée de la situation fortement dégradé entre la France et l’Algérie. Tout est lié : L’affaire des émigrés, des visas et, surtout, la façon avec laquelle les français conçoivent le traitement de ce qu’ils appellent : la question de la mémoire entre les deux pays.

Sur cette question précisément, le président ne va pas avec le dos de la cuillère. « Le colonialisme, a-t-il dit, a laissé des décombres en Algérie», « Nous sommes détenteurs d’un droit imprescriptible… La France « reconnaître l’extermination et le massacre des Algériens…» et la France « de nettoyer les déchets nucléaires de ses sites d’essais dans notre désert ».

Le discours engagement de la nouvelle approche

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé qu’il s’honorait de s’adresser au peuple algérien et à l’opinion publique nationale à travers ses représentants dans les deux chambres du Parlement, soulignant que cet engagement traduisait la volonté politique sur laquelle repose une nouvelle approche de gestion de la chose publique pour la consécration des principes de la bonne gouvernance.

Dans son discours le président de la République a précisé que ce discours se veut “un engagement qui traduit la volonté politique sur laquelle repose une nouvelle approche de gestion de la chose publique pour la consécration des principes de la bonne gouvernance”. “Cette tradition institutionnelle ravive et renforce le fait d’être au service de l’opinion publique, des citoyens et de la patrie et illustre la place du pouvoir législatif ainsi que le rôle des parlementaires qui portent les espoirs et les préoccupations des citoyennes et des citoyens”, a ajouté le président de la République.

Le dialogue national sera à la hauteur des enjeux internes

Le président a affirmé, que le dialogue national prévu conformément à ses engagements sera à la hauteur des enjeux internes et renforcera les droits fondamentaux.

Il a précisé que “la prochaine étape verra le lancement du dialogue politique auquel je me suis engagé, et qui sera à la hauteur des enjeux internes”. Il a souhaité que ce dialogue national soit “profond et inclusif et non purement discursif”, soulignant qu’il “renforcera les droits fondamentaux à travers les lois consacrées par la Constitution et la loi organique relative aux partis politiques et aux associations”. “J’ai promis à la classe politique d’ouvrir un dialogue pour renforcer le front intérieur et cela se fera de manière organisée”, a affirmé le président de la République.

L’Etat continuera de lutter contre la corruption

Le président de la République, a affirmé que l’Etat ne cessera de lutter de toutes ses forces contre la corruption. “Nous ne cesserons de lutter de toutes nos forces contre la corruption”, “Nous avons opéré des changements dans le domaine de la justice afin de rétablir la confiance des citoyens en l’Etat, de consacrer le principe de séparation entre argent et politique et de lutter contre la corruption”, a-t-il ajouté. Il a, par là même, annoncé “la révision prochaine des lois sur les collectivités locales pour rebâtir l’Etat de droit et la démocratie véritable”.

Sur le registre économique, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, que le nouveau modèle économique adopté par l’Algérie “commence à porter ses fruits”, tel qu’il ressort des rapports positifs de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et des autres institutions internationales. Le président a souligné que “le développement économique se réalise à travers un nouveau modèle de développement fondé sur la diversification de l’économie et la libération de l’initiative”. Et d’ajouter que cette performance économique positive enregistrée par l’Algérie “repose sur les petites et moyennes entreprises et les start-up”.

Le président, a précisé que durant son second mandat, le pouvoir d’achat augmentera de  53%.

il a également indiqué que l’Algérie prévoit une hausse de ses revenus grâce aux efforts déployés pour accélérer la production, ce qui reflète une vision claire pour améliorer les indicateurs économiques et assurer le bien-être des citoyens.

En évoquant les défis auxquels le pays fait face, le président a adressé un message à ceux qu’il a qualifiés d’« ennemis de l’Algérie », en déclarant : « Ils s’attendaient à une explosion en Algérie en raison de notre politique du logement ou du faible niveau des réservoirs, mais l’Algérie a répondu en consolidant sa politique du logement et en réalisant d’énormes projets de dessalement de l’eau de mer. »

Synthèse : R.N

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