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Mohammad-Bagher Ghalibaf (président du Parlement iranien) : « Ormuz ne sera pas rouvert sans nos sept conditions »

Le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a durci le ton dimanche en affirmant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert tant que Téhéran n’aura pas obtenu satisfaction sur les sept conditions qu’il a posées. « Le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert tant que nos sept conditions ne seront pas satisfaites », a-t-il déclaré, tout en assurant que l’Iran entendait poursuivre simultanément les opérations militaires et les efforts diplomatiques.

Dans une déclaration prononcée avant l’ouverture de la séance du Majlis, et rapportée par l’agence de presse Tasnim, Ghalibaf a affirmé que la République islamique ne comptait « ni reculer ni se laisser intimider ». « Nous combattons et négocions en même temps », a-t-il insisté, présentant cette approche comme relevant d’une stratégie combinant « puissance et rationalité ».

Le président du Parlement iranien a également souligné que son pays restait pleinement mobilisé sur le front militaire. Selon lui, l’Iran est prêt à répondre à toute confrontation par « de nouvelles surprises », tout en poursuivant parallèlement son action diplomatique.

Cette diplomatie, a-t-il expliqué, vise à consolider les acquis obtenus sur le terrain et à défendre les intérêts de la population iranienne. « Celui qui l’emporte à la table des négociations est celui qui s’est préparé à la guerre », a encore déclaré Ghalibaf, illustrant ainsi la ligne défendue par Téhéran, qui entend maintenir la pression militaire tout en laissant ouverte la voie des négociations.

Le responsable iranien a par ailleurs estimé que la République islamique et ses alliés regroupés au sein du « front de la résistance » se trouvaient actuellement à un niveau élevé de fermeté. Il a également évoqué une forte capacité militaire et une cohésion nationale permettant, selon lui, à l’Iran de faire face aux pressions et aux menaces extérieures.

Ghalibaf a enfin placé cette position sous l’autorité du Guide suprême de la Révolution islamique, affirmant que Téhéran ne permettrait pas que les objectifs de ses adversaires à l’égard de l’Iran soient réalisés.

Les déclarations du président du Majlis interviennent alors que le détroit d’Ormuz demeure au cœur des tensions régionales. Passage stratégique pour le transport maritime et énergétique, sa situation constitue un enjeu majeur pour la sécurité et les échanges internationaux. En maintenant sa réouverture conditionnée à la satisfaction de ses exigences, Téhéran entend ainsi conserver un important levier de pression dans le cadre de la confrontation en cours.

R.I

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