Les discussions entre les ministres algériens et français, le 2 et 3 juin, à Paris, ont porté sur la sécurité intérieure, la lutte contre la criminalité organisée, les questions migratoires, l’accord franco-algérien de 1968 et la sécurité civile.
Le président français Emmanuel Macron a participé à une réunion de travail en présence des deux ministres, de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, et du chargé d’affaires de l’ambassade d’Algérie à Paris.
Selon le ministère français de l’Intérieur, les deux parties ont convenu de reprendre les discussions et de renforcer la coopération entre leurs services opérationnels. Trois domaines ont été identifiés comme prioritaires : la lutte contre les drogues de synthèse et les trafics de stupéfiants, la recherche des personnes recherchées impliquées dans la criminalité organisée, ainsi que la lutte contre l’immigration irrégulière et la fraude documentaire.
La France a également annoncé la nomination d’un attaché de sécurité intérieure adjoint issu de la gendarmerie nationale afin de renforcer la coopération sécuritaire à Alger.
Sur le volet migratoire, les deux pays ont décidé de renforcer leurs mécanismes de coordination concernant les mobilités légales, les retours de ressortissants en situation irrégulière et la lutte contre l’immigration clandestine.
Concernant les laissez-passer consulaires destinés à l’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les discussions ont porté sur la reprise de la coopération entre les deux pays. Selon le ministère français de l’Intérieur, les consulats algériens en France sont mobilisés sur ce dossier.
Les deux parties ont également convenu de poursuivre les échanges sur l’accord franco-algérien de 1968 à partir de propositions qui seront présentées par la France.
Ab. N
LA NATION Quotidien National D'information