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Affaire ANEP 2 : des ex-ministres condamnés en appel pour dilapidation de fonds publics

La chambre pénale près la Cour d’Alger a rendu, ce mercredi, ses décisions dans l’affaire de corruption ayant touché l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), connue médiatiquement sous l’appellation « ANEP 2 ». Le verdict comporte des condamnations à des peines diverses à l’encontre d’anciens ministres et de hauts responsables du secteur de la communication.

Selon des sources médiatiques concordantes ainsi qu’une équipe d’avocats suivant le dossier, la chambre pénale (juridiction de second degré) a confirmé la peine de six (6) ans de prison ferme prononcée à l’encontre de l’ancien ministre de la Communication, Djamel Kaouane.

Elle a également condamné l’ancien ministre Hamid Grine à deux (2) ans de prison ferme.

Les décisions ont aussi concerné l’ancien directeur général de l’Agence nationale d’édition et de publicité, Amine Chikhi, qui a écopé de six (6) ans de prison ferme. Ces condamnations interviennent à l’issue de poursuites pour de lourdes charges, notamment « dilapidation de deniers publics, octroi d’avantages indus à autrui et abus de fonction dans la distribution de la publicité institutionnelle », des faits qui ont ébranlé le secteur des médias et de la publicité au cours des dernières années.

Dans le cadre de l’action civile, la cour a en outre condamné Djamel Kaouane et Amine Chikhi à verser une indemnité d’un million de dinars au profit de l’Agent judiciaire du Trésor.

Les faits reprochés remontent à la période comprise entre 2015 et 2019, tandis que l’enquête a été ouverte en 2023, après que les investigations de la police judiciaire ont mis au jour de graves irrégularités liées aux contrats de publicité conclus avec des organes de presse.

Ces irrégularités consistaient notamment en l’octroi d’espaces publicitaires publics à de très petits journaux, voire à des publications fictives ou inexistantes. Le parquet a estimé qu’il s’agissait d’un « abus de fonction et d’un détournement de fonds publics », ainsi que de pratiques de « favoritisme dans le choix des titres de presse bénéficiaires ».

R.N

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