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PLF 2026 : 35 procédures législatives pour soutenir la reprise de l’économie

Le projet de loi de finances 2026 prévoit des dépenses budgétaires de l’ordre de 17.636,7 milliards de dinars en 2026 et des recettes estimées à 8009 milliards de dinars. Le taux de croissance de l’économie nationale pour l’année prochaine devrait atteindre 4,1% avant de grimper à 4,4 % en 2027 puis à 4,5% en 2028.

Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présenté, mardi, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), le projet de loi de finances (PLF) 2026, qui consacre la poursuite du processus de développement, emprunté par l’Algérie ces dernières années, et la satisfaction des besoins du citoyen et de l’économie nationale. Il a indiqué que le projet de loi prévoit des dépenses budgétaires de l’ordre de 17.636,7 milliards de dinars en 2026 et des recettes estimées à 8009 milliards de dinars.

Le taux de croissance de l’économie nationale pour l’année prochaine devrait atteindre 4,1% avant de grimper à 4,4 % en 2027 puis à 4,5% en 2028, selon les prévisions du PLF 2026, qui prend en compte l’évolution de la situation économique nationale et internationale, notamment les résultats attendus des secteurs hors hydrocarbures.

Le projet de loi a été élaboré sur la base d’un prix fiscal de référence du baril de pétrole brut fixé à 60 dollars et d’un prix du marché du baril de pétrole à 70 dollars, selon le ministre qui a souligné que l’économie nationale a poursuivi sa reprise progressive en 2024 et 2025, “enregistrant une diversification radicale, un accroissement de l’investissement et une relance des grands projets, avec une croissance des exportations hors-hydrocarbures et une valorisation de la production nationale”. L’économie nationale a enregistré au cours des dernières années une cadence de développement supérieure à la moyenne mondiale, a affirmé M. Bouzred, précisant que les prévisions du PLF 2026 font état de taux de croissance de plus de 4 % en Algérie entre 2026 et 2028. Ces résultats s’expliquent par la nouvelle structure de l’économie algérienne ces dernières années et la bonne performance enregistrée, d’autant plus qu’il est prévu que les différents secteurs connaissent une productivité ascendante qui aura un impact positif sur les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des services et du bâtiment, a précisé M. Bouzred.

35 procédures législatives socioéconomiques

Concernant les indicateurs de clôture  de l’exercice 2025, le ministre a indiqué que le déficit budgétaire, prévu initialement aux alentours de 24%, pourrait reculer à environ 10%, l’expliquant essentiellement par la non-consommation des budgets d’investissement lors de la période concernée. Par ailleurs, il a rappelé certaines procédures législatives prévues dans le PLF 2026, visant à poursuivre le processus  de développement emprunté ces dernières années notamment en matière de financement de l’économie et de mobilisation des ressources, y compris la mise en place d’un dispositif exceptionnel de régularisation fiscale, se disant  optimiste quant au fait que “les opérateurs économiques accorderont de l’importance à cette nouvelle disposition et s’acquitteront ainsi de leur devoir fiscal”.

M. Bouzred a également cité les procédures proposées pour exonérer certains produits des droits et taxes, comme l’importation d’ovins vivants à l’occasion de l’Aïd El-Adha, ainsi qu’un certain nombre de produits de large consommation, dans le but de maintenir la stabilité des prix et d’alléger la pression fiscale. Il a rappelé, dans ce contexte, que le PLF 2026 “comprend 35 procédures législatives au total, dont certaines destinées à appuyer les start-up, à encourager les activités halieutiques et aquacoles, à promouvoir l’environnement et l’énergie verte, à encadrer l’activité des entreprises étrangères, à soutenir le logement de la formule location-vente, à lutter contre le blanchiment d’argent et la fraude financière, ainsi qu’à simplifier les procédures fiscales et à promouvoir la numérisation”.

A cet égard, le ministre a souligné l’importance de la procédure proposée dans le PLF 2026 qui permettra de relever le plafond des avances de la Banque d’Algérie (BA) au Trésor public de 10% des recettes ordinaires de l’Etat du précédent exercice actuellement, à 20 %, comme c’est le cas dans plusieurs pays, afin d’assurer une plus grande liquidité au Trésor public, qui bénéficiera d’une durée totale de deux ans pour rembourser les découverts en compte consentis par la BA, au lieu de 240 jours actuellement.

Synthèse : S.A.K

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