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Secteur de la santé : les médecins résidents lancent une grève nationale le 24 novembre

Les médecins résidents entameront une grève générale à partir du dimanche prochain (24 novembre), pour protester contre la détérioration de leurs conditions de travail et leur situation sociale. Ils demandent aux autorités d’intervenir de manière équitable pour satisfaire leurs “revendications légitimes”.

Dans un communiqué publié hier, les médecins résidents revendiquent une augmentation de leurs salaires de 300 %, qu’ils considèrent comme le minimum nécessaire afin de compenser les efforts considérables qu’ils déploient dans les hôpitaux et centres de soins. Les salaires actuels, ajoute le communiqué, ne reflètent en aucun cas la charge de travail immense qu’ils accomplissent, tant sur le plan scientifique que pratique.

Les résidents ont également exigé la révision des compensations des gardes, soulignant qu’elles ne correspondent pas à la pression et aux efforts fournis. Alors que le montant actuel ne dépasse pas les 2800 DZD par mois, ils exigent que les indemnités ne doivent pas être inférieures à 150 000 DZD par mois. En outre, ils revendiquent la mise en place d’une indemnité de logement de 25 000 DZD par mois, précisant que le logement n’est pas seulement un droit professionnel, mais un droit constitutionnel qui ne peut être ignoré.

L’autre point sur lequel les protestataires se montrent intraitables est celui de la validation des diplômes. Ils exigent que leurs diplômes soient validés par les universités de manière urgente, car, soulignent-ils, il s’agit, encore une fois, d’un droit.

Tout en soulignant les efforts de l’État pour améliorer le secteur de la santé, le communiqué estime que ces objectifs ne peuvent être atteints sans répondre aux préoccupations des médecins, qui sont au cœur du secteur.

Cette grève survient au moment où des mouvements de protestation ayant commencé le 16 octobre dernier, touchent les centres hospitaliers universitaires de plusieurs grandes wilayas.

Il convient de noter que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, après des négociations continues avec les représentants des étudiants, a confirmé son engagement à mettre en œuvre les points inscrits dans les procès-verbaux, notamment la publication du carnet de stage pour les médecins internes, ainsi que l’ouverture de la procédure de validation des diplômes et l’augmentation du nombre de postes prévus pour le concours d’études médicales à 4045 postes, tout en lançant des consultations pour revoir les modalités d’augmentation des bourses pour les étudiants en stage.

Le ministère a également ordonné un recensement des demandes de validation des diplômes via une plateforme numérique, ce qui a été un point central des préoccupations des étudiants des 16 facultés de médecine, qui ont entamé une grève de la fréquentation des cours à la mi-octobre.

Le point sur la validation des diplômes était l’une des principales revendications dans la lettre des étudiants adressée aux autorités.

De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur, à l’issue des rencontres, a encouragé les institutions universitaires à activer le système de compensations financières pour les stages hospitaliers des étudiants en dernière année de médecine, et a promis de commencer le versement des primes dès ce mois de novembre. Le ministre a également pris l’engagement de résoudre le problème de la surcharge dans les facultés de médecine.

Amal Bessi

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