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3e anniversaire du Hirak : des activistes lancent une nouvelle initiative politique

Une centaine de personnalités, connues pour leur activisme politique ces dernières années, ont choisi la date du 22 février, 3e anniversaire du mouvement populaire qui a barré la route au 5e mandat, pour lancer une «initiative pour la transition démocratique.»

Parmi les signataires figurent des universitaires comme Noureddine Melikechi, Nourredine Benissad, Slim Otmani, Zoubida Assoul, Lahaouri Addi, Nacer Djabi, Ismahan Ait Messaoud, Louisa Ait  Hamadouche, des avocats, dont Abdelghani Badi et Mostefa Bouchachi, des acteurs de la société civile et du Hirak, à l’image de Abdelouahab Fersaoui, Addad Hakim et Islam Benattia, des journalistes et des dizaines de personnalités d’horizons divers, comme l’oncologue Kamel Bouzid.

Dans une déclaration rendue publique les initiateurs ont précisé que « La signature de cette Déclaration n’est pas synonyme d’adhésion immédiate à un futur Pacte démocratique dont le contenu sera débattu et élaboré ultérieurement».

Les signataires rappellent que «le caractère pacifique du hirak invite au dialogue et à une solution politique» et c’est pourquoi, expliquent-ils, « cette Déclaration plaide pour une transition démocratique, indépendante et négociée qui réalise les revendications portées par le mouvement populaire ».

La transition démocratique est d’autant plus nécessaire que « la situation socio-économique se dégrade dangereusement, que les institutions de l’État s’affaiblissent, que plus de 300 détenus d’opinion sont arbitrairement emprisonnés et que les libertés fondamentales connaissent un recul sans précédent», ajoute-t-on.

L’élaboration d’une telle solution ne doit pas se résumer à « de simples consultations », ou à « une énième manœuvre de coopération».

Aussi, elle exige un apaisement du climat politique par «la libération immédiate et inconditionnelle des détenus d’opinion et leur réhabilitation pleine et entière», « l’arrêt des pratiques répressives et liberticides et la fin de l’instrumentalisation de la justice», « la suppression de toutes les normes juridiques liberticides notamment les dispositions relatives au terrorisme», et «la conformité de ces normes aux conventions internationales».

La déclaration vise en outre à l’affirmation et à la promotion de certains principes dont celui de « la légitimité populaire et de l’État de droit démocratique et social », de « la voie pacifique» et le principe de « l’unité dans la pluralité ».

Abir.N

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