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15e anniversaire de la disparition de Messaoud Aït Messaoudène : le pilote en chef de l’Algérie indépendante

L’ancien ministre de la santé, le moudjahid, le colonel Messaoud Aït Messaoudène a tiré sa révérence le 1er janvier 2009, après un long et riche parcours au service de l’Algérie. Ce brave homme est né en 1933, à Had Sahari, dans la wilaya de Djelfa. En 1939, il entra à l’école primaire officielle, en plus des cours qu’il suivait à l’école traditionnelle.

En 1944, son oncle, Terki El Mokhtar, l’avait à l’école d’indigènes pour terminer ses études primaires, puis il entra à l’école technique, appelée Beau Prêtre (Larbi Tebessi actuellement). En 1951, la France publia une annonce qui fut accrochée à l’école technique, annonçant le recrutement de pilotes. Cette annonce va conduire notre homme à embrasser le métier de pilote et à devenir le véritable fer de lance des forces aérienne de l’Algérie indépendance.

Contacté par les responsables du FLN à Marrakech au Maroc, qu’il intégra les rangs de l’Armée de libération nationale. En Allemagne, où il s’est rendu pour accomplir un stage d’entrainement, il y rencontra deux des représentants du FLN dont Mouloud Kacem Aït Belkacem.

Il demanda alors à ses responsables en Allemagne de lui accorder un congé pour pouvoir rendre visite à sa famille. L’accord arraché,  plutôt que rejoindre dans sa famille, il s’était engagé la Révolution en entrant en Suisse à pied pour éviter les points de contrôle et de fouille.

La Direction de la Révolution avait une stratégie à long terme, en dépit de la guerre en Algérie.  On pensait à utiliser l’aviation algérienne dans les combats et en profiter pour fournir à la Révolution des armes par la voie de parachutes ou les transporter à bord d’hélicoptères qui atterriraient sur le sol algérien pour décharger la cargaison et retourner ensuite vers leur base. En même temps, il serait le premier noyau pour constituer une arme de défense aérienne après l’indépendance. C’était là, en tout cas,  les projets  des colonels  Krim Belkacem et Abdelhafid Boussouf, et d’autres. A cet effet, Aït Messaoudène Saïd fut chargé de mener une délégation de pilotes militaires en Chine.

A l’indépendance il a été désigné commandant des forces aériennes. En 1967 le défunt Président Houari Boumediène l’avait nommé comme son conseiller jusqu’en 1969, date à laquelle il avait été désigné comme président directeur général de la compagnie aérienne nationale. De 1972 à 1977, Aït Messaoudène avait été désigné ministre des PT T au sein du gouvernement du défunt Houari Boumediène, puis, d 22 avril 1977 au 8 mars 1979, ministre de la Santé.

Du 28 mars 1979 au 22 janvier 1984, il avait été nommé ministre de la Petite et Moyenne Industrie au gouvernement du président Chadli Bendjedid. Ensuite, il avait été élu dans la wilaya d’Alger pour siéger à l’Assemblée Populaire Nationale et devenir, ainsi, vice-président de l’Assemblée jusqu’en 1991.

Aït Messaoudène a milité au sein du FLN jusqu’aux dernières heures de sa vie.

Sid Ali

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