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10e anniversaire de la disparition du Moudjahid Hocine Aït Ahmed : un long parcours au service de l’indépendance et des libertés

Il y a dix ans, jour pour jour, disparaissait l’une des figures les plus marquantes de l’Algérie contemporaine, le militant, moudjahid et leader politique Hocine Aït Ahmed.

Né le 20 août 1926, Hocine Aït Ahmed s’est engagé très tôt dans l’action politique. Dès l’âge de 15 ans, il rejoint le Parti du peuple algérien (PPA) et s’implique activement dans le combat pour l’indépendance nationale, s’imposant au fil des années comme l’une des grandes figures du mouvement national algérien. À seulement 22 ans, il accède à la responsabilité de l’Organisation spéciale (OS), dont il devient le deuxième chef, transformant cette structure clandestine en un outil central de préparation, d’organisation et de mobilisation en vue de la lutte armée contre le colonialisme français.

Forgé par l’épreuve dès sa jeunesse, ce militant d’exception a profondément marqué l’histoire de l’Algérie par son engagement constant et son combat acharné pour la libération du pays et l’émancipation du peuple algérien du joug colonial. Homme de convictions et de luttes multiples, Hocine Aït Ahmed a occupé une place majeure sur la scène politique nationale jusqu’à la fin de sa vie.

Formé aux idéaux de liberté et de dignité humaine au sein du PPA fondé par Messali Hadj, il a construit un parcours politique reconnu. Membre du bureau politique et trésorier du PPA-MTLD, il participe activement à la création de l’Organisation spéciale, véritable école de formation des militants nationalistes, initiés aux techniques de guérilla et appelés à encadrer les futures unités de l’Armée de libération nationale (ALN).

Dès sa vingtième année, il révèle des capacités remarquables d’organisation et de leadership, notamment au lycée de Ben Aknoun, aux côtés de figures militantes telles qu’Omar Oussedik, Benaï Ouali, Amar Ould Hamouda, Chibane Saïd, et Idir Aït-Amrane. Succédant à Mohamed Belouizdad à la tête de l’OS, il y joue le rôle d’un organisateur hors pair et d’un véritable chef d’état-major, élaborant notamment un manuel de formation militaire diffusé auprès des membres de cette organisation paramilitaire.

En 1948, lors de la réunion du Comité central du PPA-MTLD à Zeddine, près de Chlef, sa contribution écrite illustre une réflexion stratégique approfondie sur les orientations à donner à la lutte nationale. Militant infatigable, il s’investit pleinement en Kabylie durant les années difficiles de 1945 et 1946, répondant à l’appel de l’indépendance au prix de lourds sacrifices, allant jusqu’à renoncer à ses études.

Décrit par plusieurs responsables nationaux comme un stratège avisé au parcours exceptionnel et multidimensionnel, Hocine Aït Ahmed s’est également distingué par ses qualités diplomatiques et sa fine compréhension des enjeux internationaux. L’ancien chef du gouvernement Mouloud Hamrouche le considérait comme un acteur politique hors pair, toujours attaché à dépasser les clivages et les divisions partisanes au service de l’intérêt supérieur de l’Algérie.

Membre du groupe des neuf à l’origine du déclenchement de la Révolution, pionnier de la diplomatie de libération nationale et fondateur du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït Ahmed a consacré toute sa vie à la défense de l’indépendance de l’Algérie, des libertés et de la dignité de son peuple.

R.N

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