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Gaz algérien vendu à l’Espagne : Sonatrach sur le point de gagner la bataille du prix

La bataille des prix du gaz algérien vendu à l’Espagne semble sur le point de prendre fin. A en croire le quotidien ibérique El Confidencial, les négociations entre les compagnies Sonatrach, côté algérien Naturgy, côté espagnol, sont en bonne voie de conclure un accord.

Seul écueil, à ce stade des négociations, la durée du nouveau contrat. Alors que la partie espagnole veut un contrat ne dépassant pas deux années, l’Algérie exige un contrat allant au-delà de cette échéance.

Citant des sources algériennes, le journal espagnol avance que «Naturgy a accepté la péréquation du prix du gaz qu’elle achète à Sonatrach, avec effet rétroactif à partir d’octobre-novembre 2021″.

Les divergences entre les négociateurs de la Sonatarch et ceux de la compagnie espagnole résident en l’état du marché dans l’avenir. Pour Naturgy, les prix appliqués actuellement sont conjoncturels, liés uniquement à la crise russo-ukrainienne. Et ils reviendront à ce qu’ils ont été avant la crise, alors que Sonatrach table sur un prix élevé du gaz qui va jusqu’en 2024 et peut-être au-delà.

Le contrat reliant les deux compagnies devait s’étendre à 2030 mais l’avenant introduit à la demande du partenaire espagnol stipulait une révision des prix selon l’état du marché. Sonatrach et Naturgy devaient donc conclure un nouvel accord au plus tard début 2022 mais les espagnols, qui ont ralenti sciemment la négociation croyant pouvoir profiter d’une baisse des prix, ont été surpris par la crise ukrainienne et une augmentation insoupçonnable des prix.

Les espagnols font valoir l’argument que les compagnies italienne et française ENI et Engie n’ont signé de contrat que de courte durée et qu’aucune compagnie n’a signé pour l’année 2024.

Un autre volet aussi important de la question gazière entre les deux pays réside dans le fait que l’Espagne a choisi le mauvais moment pour embrouiller ses relations politiques avec l’Algérie, sur le dossier sensible du Sahara occidental. Le chef du gouvernement de ce pays a joué la carte marocaine en espérant gagner sur le dossier des migrants tout espérant bénéficier de la solidarité atlantique. Une combine qui n’a rien donné en fin de compte. L’Algérie, en revanche, n’a pas perdu de temps en cherchant d’autres partenaires : l’Italie est là.

Selon Enagás, les exportations algériennes de gaz vers l’Espagne ont baissé de 34%, alors que les exportations russes ont atteint 4.505 gigawattheures, contre 2.228 gigawattheures en août 2021. En ce qui concerne les importations en provenance d’Algérie, 9.127 gigawattheures ont été acquis contre 13.397 le même mois l’an passé.

Ne voulant pas cracher sur l’avenir, l’Algérie n’a, à aucun moment, menacé de couper les approvisionnements de son gaz à l’Espagne. La position du gouvernement espagnole concernant le conflit du Sahara occidental, tout comme les prix des hydrocarbures est gérée par un marché géopolitique qui ne peut qu’être conjoncturel.

Abir N.

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