Urgent
Accueil / International / Premier tour de la présidentielle en Tunisie : le scrutin sous haute surveillance

Premier tour de la présidentielle en Tunisie : le scrutin sous haute surveillance

(Envoyé spécial)

TUNIS, 14 sept 2019 (APS) – Le scrutin du premier tour de la présidentielle tunisienne prévu, dimanche, se déroulera sous haute surveillance des observateurs issus des instances nationales, de la société civile et des instances internationales attendus à travers tous les bureaux et centres du vote de la République, afin de veiller au bon déroulement du processus électoral. « Quelque 12000 observateurs sont présents à cet effet », selon une source auprès de l’ISIE interrogée par l’APS, précisant que de nombreuses instances internationales ont délégué des observateurs, à l’instar de la Ligue arabe, l’Union européenne (UE), le centre CARTER, l’Institut (EISA). Le plus grand nombre d’observateurs est issu de l’Union générale du Travail tunisienne (UGTT), selon l’ISIE. En effet plus de 4000 observateurs ont été formés par l’UGTT pour accomplir la mission d’observation du jour du scrutin. L’UGTT est habituée de l’observation des rendez-vous électoraux en Tunisie. Les organisations de la société civile, à l’image de « Aatid, Mourakiboun, et Ana Yakidh », ont mobilisé aussi un nombre important d’observateurs à ce rendez-vous hautement important. Les observateurs de l’ISIE se sont mis à la tâche d’observation depuis samedi coïncidant avec le jour du silence électoral, et ce, en mettant sous la loupe les candidats et leurs partisans quant à la moindre déclaration médiatique ou activité politique. Le vice-président de l’ISIE, Farouk Bouasker, a indiqué vendredi dans une déclaration aux médias que l’ISIE a mis en pace quelques procédures réglementaires interdisant tout dépassement. « Elles consistent en l’interdiction de toute activité de propagande électorale lors des réunions et rassemblements publics dans l’environnement des centres de vote. De ce fait les programmes électoraux et les portraits des candidats ne doivent pas figurer sur des affiches électorales pour les législatives », a-t-il souligné, en faisant observer que les membres de l’ISIE vont travailler en étroite collaboration avec la police judicaire et le ministère public. « La violation du jour du silence électoral pourrait entrainer tout bonnement les résultats du scrutin de façon totale et ou partiel des candidats impliqués », a mis en garde auparavant l’ISIE. La journée du samedi coïncide en outre, pour rappel, avec le début de la campagne électorale pour les législatives prévues le mois d’octobre prochain. En outre, en exprimant, vendredi, au sujet de la fraude électorale qui pourrait émailler le scrutin présidentiel, le président de l’ISIE, Nabil Baffoun a affirmé « que la fraude est techniquement impossible de se produire ». « La seule forme de la fraude qui pourrait nuire désormais au scrutin présidentiel en Tunisie , sont les médias », a nuancé M. Baffoun. Le scrutin présidentiel du dimanche en Tunisie sera largement couvert par les médias. « Plus de 1800 journalistes entre médias locaux et étrangères qui ont sollicités des accréditions pour ce rendez-vous », a appris l’APS auprès de l’ISIE. Le scrutin présidentiel revêt une importance particulière cette fois-ci en Tunisie eu égard des incertitudes qu’il suscite au sujet du candidat vainqueur. En effet aucun candidat parmi les 26 en lice n’est vraiment favori. Le scrutin présidentiel ayant débuté vendredi pour les Tunisiens établis à l’étranger se poursuit samedi.  

A propos NaTIon

Voir Aussi

Coronavirus: l’Espagne proclame un état d’urgence sanitaire pour six mois et l’instauration d’un couvre-feu

Face à la deuxième vague de Covid-19, le gouvernement espagnol se mobilise. Le Premier ministre …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *