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Porté par une demande soudaine : le cours de l’or noir s’emballe

Le pétrole et l’énergie, en général, connaissent une tendance haussière sous l’effet du redémarrage de l’économie chinoise, de la vague de froid qui sévit aux Etats-Unis et du rééquilibrage du marché des hydrocarbures par l’Opep.
«Laissez donc la Chine dormir, car lorsque la Chine s’éveillera, le monde entier tremblera ». Cet avertissement prémonitoire prononcé par Napoléon Bonaparte, en 1816, n’a jamais été aussi vrai. Après une léthargie de quelques années, particulièrement en 2020, à cause de la pandémie du Covid-19, l’économie de l’Empire du Milieu repart sur les chapeaux de roues. Témoin, l’envolée du cours du brut qui franchit la barre des 60 dollars mais aussi ceux des autres matières premières qui se sont subitement appréciés.
Ainsi, le prix du Brent a retrouvé une santé qu’il avait perdue depuis plus d’un an en dépassant le seuil de 64 dollars US en raison de la demande liée directement à la vague de froid historique qui sévit dans le pays.

Cette hausse s’explique aussi par deux autres facteurs importants : la reprise de l’économie chinoise et le rééquilibrage des prix de l’or noir, en début d’année, par l’OPEP.

La tendance renseigne plus globalement sur des perspectives économiques plus positives, prévues surtout pour le deuxième semestre de 2021.

Croissance mondiale à la hausse

Le Fonds monétaire international a exprimé cet optimisme ambiant en révisant, il y a deux semaines, ses prédictions de la croissance mondiale pour les estimer à présent à 5,5% pour cette année.
Cette situation est bien visible sur le marché pétrolier qui a enregistré un rebond de la demande d’un volume de 5,4 millions de barils par jour.
Toutefois, même si la tendance semble prendre une courbe ascendante, la menace des variants du Covid-19 planent toujours sur les affaires de la planète. Mais une chose est sûre, l’économie chinoise se réveille d’une longue hibernation et, apparemment, va bientôt mettre les bouchées doubles. Le géant asiatique exerce déjà une forte pression sur l’ensemble des matières premières en général.
Le prix des métaux connaissent une forte augmentation, de même que le cuivre dont le prix à la tonne est passé de 4 000 à 8 000 dollars entre mai et décembre. La Chine qui consomme, à elle seule, la moitié du cuivre de la planète a accru ses importations de 34 %. Elle est tout aussi vorace en aluminium puisque, là aussi, elle engloutit 50% de tout ce qui se produit dans le monde.
Bref, le redémarrage tempétueux de l’économie chinoise, que personne n’avait anticipé, va pousser les cours du brut à des niveaux inédits depuis des années. Au dernier trimestre de 2020, sa croissance était de
6,5 % (2,3 % sur l’ensemble de l’année) et rien ne semble pouvoir l’infléchir.
Il est, dès lors, presque certain que le pétrole et l’énergie en général vont bénéficier de cet élan pour s’apprécier plus rapidement que les prévisions les plus optimistes le laissaient entendre.

 Mohamed Badaou

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