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Financement occulte de la campagne électorale d’Abdelaziz Bouteflika : Yousfi se démarque  

Le procès en appel des affaires de montage automobile et de financement occulte de la campagne électorale du candidat à la Présidentielle d’avril 2019, Abdelaziz Bouteflika, s’est poursuivi, hier, pour le 2ème jour consécutif.
Le juge a interrogé l’ancien ministre de l’Industrie, Youcef Yousfi et l’a confronté aux charges retenues contre lui, que l’accusé a niées.
Interrogé sur la prolongation des privilèges au profit d’Ahmed Maazouz, Yousfi a indiqué que, quand ce dernier a déposé son dossier au ministère, il n’était plus au département de l’industrie.
Selon lui, le dossier vise à promouvoir le Conseil national de l’investissement « CNI » et l’Agence nationale de développement de l’investissement « Andi » à bénéficier des privilèges. Cette personne a transféré son aide pour commercialiser la marque Chery.

« En février, le matériel est arrivé au port, le Premier ministre m’a alors écrit, le 25 février 2018, me demandant de lui accorder des facilités… ».

Sur une question sur le secret de la coïncidence qui a associé le rapport technique, dont, selon le juge, Maazouz a bénéficié le 19 février 2019 et l’acquittement d’un montant de 39 milliards sur un compte pour soutenir la campagne électorale de Bouteflika le lendemain, le 20 février, Yousfi a démenti catégoriquement, toute relation. « Je l’ai déjà dit, personne ne m’a contacté et je n’ai rien à faire dans cette histoire », a-t-il insisté.
Rappelons que l’audience du premier jour du procès en appel des affaires de montage automobile et de financement occulte de la campagne électorale du candidat à la Présidentielle d’avril 2019, Abdelaziz Bouteflika, a été levée, samedi après-midi après l’audition de l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Ce dernier a nié, en bloc, les charges qui lui sont reprochées dans cette affaire, notamment « octroi d’indus privilèges, abus de fonction, conflits d’intérêts et blanchiment d’argent », affirmant qu’il travaillait « conformément à la loi » d’autant que l’Etat avait « encouragé à l’époque le montage automobile pour réduire l’importation qui coûtait 7 milliards de Da par an ».

Sellal a affirmé, dans ce cadre, avoir demandé le limogeage de Bouchouareb à la tête du ministère de l’Industrie, une demande qui n’avait pas trouvé une réponse favorable.

Concernant le poste qu’occupait son fils Fares, en qualité de gérant puis associé dans la société de commercialisation d’automobiles des deux hommes d’affaires Bairi et Mazouz, cela ne constituait pas « un conflit d’intérêts ».

L’audience du matin avait, quant à elle, été consacrée à l’audition par visioconférence de l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, incarcéré dans l’établissement pénitentiaire d’Abadla à Béchar.

Ahmed Ouyahia a, également, nié toutes les charges retenues contre lui, notamment « octroi d’indus privilèges, abus de fonction, conflits d’intérêts et blanchiment d’argent ».

Interrogé sur les raisons du transfert du secrétariat général du Conseil national de l’investissement (CNI) aux services du Premier ministre au moment où il a été décidé d’arrêter l’importation de véhicules et d’aller vers le montage automobile, Ouyahia a répondu que la décision avait été prise par les membres du CNI et non par lui.

Interrogé sur la raison pour laquelle le CNI n’a pas été transféré au ministère de l’Industrie, Ouyahia a fait valoir que cette instance n’examine pas seulement les projets industriels mais tous les dossiers d’investissement dans tous les secteurs.

Il a démenti, en outre, l’exclusion des dossiers de certains opérateurs, à l’instar du « Groupe Cevital », « Achaîbou » ou « Amine Auto », arguant que leurs dossiers n’ont pas été déposés au niveau du CNI.

S’agissant des sociétés, dont ses deux fils sont propriétaires, il a réaffirmé « qu’ils ont obtenu des crédits bancaires dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) pour la création d’une imprimerie et d’une compagnie de sécurité informatique », assurant « qu’ils n’ont pas bénéficié d’avantages ».
Le procès, qui est programmé à la Cour d’Alger avec une composante spéciale, intervient après que la Cour suprême a accepté le pourvoi en cassation introduit par la défense des accusés par l’audition du nombre d’hommes d’affaires et anciens responsables dont les anciens ministres de l’Industrie, Mahdjoub Bedda et Youcef Yousfi, les ex-Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi que les trois anciens ministres de l’Industrie, Youcef Yousfi, Mahdjoub Bedda et Abdesselam Bouchouareb et le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane.

Assia Mekhennef

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