Accueil / Conjoncture / Cour d’Alger : l’affaire Ali Ghediri doit être réexaminée

Cour d’Alger : l’affaire Ali Ghediri doit être réexaminée

La chambre d’accusation près la Cour d’Alger doit réexaminer l’affaire du général-major à la retraite, Ali Ghediri, en détention provisoire depuis le 13 juin 2019. La Cour suprême a rejeté les décisions et les qualifications des faits retenus par cette chambre contre l’ex-candidat à la présidentielle d’avril 2019. « La Cour suprême a considéré que l’accusation retenue est injustifiée, sans justificatifs. La date du réexamen n’a pas encore été fixée », affirme Me. Aouicha Bekhti, membre du collectif.
La Cour suprême a cassé la décision de la chambre d’accusation d’Alger de maintenir le délit de «participation en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale », passible de 5 à 10 ans de réclusion par l’article 75 du code pénal. Le chef d’accusation de
« réunion de documents et d’informations et leur mise à la disposition d’agents étrangers », des prérogatives du tribunal criminel, a été abandonné en juin 2020, faisait savoir Me. Bourayou.
Le dossier de Ali Ghediri est ainsi renvoyé devant la même juridiction mais auprès d’une autre composition pour un nouvel examen.
« La Cour suprême a donné raison au collectif des avocats, qui s’est pourvu en cassation contre la décision de la chambre d’accusation de la Cour d’Alger », poursuit Me. Bekhti.
Cette dernière estime que si le réexamen aboutit à l’abandon de cette seconde charge, un non-lieu sera prononcé.
Pour rappel, Ali Ghediri avait refusé « la liberté provisoire », clamant son innocence et exigeant le rétablissement de tous ses droits. «Tout ce que j’ai subi durant mon confinement politique à la prison d’El Harrach a une seule source et une seule cause, à savoir ma candidature à l’élection présidentielle de 18 avril 2019, criminalisée volontairement sur la base de mon programme électoral», a-t-il écrit dans une lettre, l’été 2020.
La même période, il suspendait une grève de la faim entamée en prison où il a contracté le coronavirus.

 Amer Soltani

A propos NaTIon

Voir Aussi

Abdelaziz Rahabi (activiste politique) : l’espoir d’ouverture politique plus large est permis

«La libération des détenus d’opinion du Hirak est un geste d’apaisement attendu du président du …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *